Immobilier de bureau : le marché européen est en difficulté
Immobilier de bureau : les transactions sont en baisse
La croissance économique en berne et la hausse du chômage, ont un impact direct pour les entreprises. Dans ce contexte, la mobilité des entreprises passe en général en second plan après les soucis liés à la crise.
Cela entraîne notamment une baisse des transactions. D’ailleurs, un repli de 7% est enregistré entre 2011 et 2012 sur les neuf principaux marchés européens, et 7% par rapport à la moyenne des transactions européennes depuis dix ans d’après Thierry Laroue-Pont, directeur général délégué et président Advisory Europe chez BNP Paribas Real Estate.
Paris comme certaines grandes villes dynamiques font toutefois d’exception. La capitale française enregistre 2 millions de m2 commercialisés (-3%).
Un résultat en baisse par rapport à 2012 , mais dans la moyenne de ces dix dernières années.
De leur côté, le marché allemand affiche une baisse de 9%, et Londres ne fait guerre mieux avec une chute de 8%.
La palme revient aux marchés de Madrid et de Milan ou la crise a provoqué un effondrement des transactions de 24 à 29%, en deçà des 254.000 m2.
Immobilier de bureau : l’investissement résiste !
Malgré ce contexte difficile, l’investissement dans les principaux marchés européens est en hausse de 8% (44,7 milliards d’euros).
Ce sont bien entendu les marchés à moindres risques qui sont privilégiés. En effet, les grandes métropoles prestigieuses bénéficient d’un risque modéré et d’une forte liquidité.
Les taux de rendement sont à l’équilibre dans la capitale française avec un rendement de 4,5%, devant Londres à 4%.
Les investisseurs ont saisis les opportunités des baisses de prix à Madrid et Milan ou les taux de rendement sont en hausse à 5,6% et 5,9%.
En 2012, de nombreux investisseurs étrangers se sont tournés vers la France avec 41% des volumes investis, contre 35% en 2011.